dimanche 3 juin 2018

OMBRE CHINOISE Hélène Ling (à propos)



"...il s’agit bien d’un récit orienté vers « l’origine », mais il faut l’entendre comme un lieu éclaté, un lieu non situé dans la chronologie. J’y ai pensé un moment comme à une « utobiographie », tendue vers un intervalle vide d’où jaillirait la nécessité de l’écriture, aiguillonnée par le sentiment d’une rupture originelle. Cette enfance était pour moi un fondu au noir, une zone d’ombre. Pour y revenir, il me fallait préserver le processus de remémoration, sous forme de fragments singuliers, éclatés en îlots, aiguisés par l’écriture. Chacun d’eux, dérivé du passé, est animé par le mouvement même de regard en arrière, comme par une énergie propre. L’ensemble ne peut donc reconstituer une évolution sur le mode linéaire, un jeu supposé de causes et d’effets, calqué sur un certain modèle d’écriture de l’histoire. C’est bien plus l’urgence, la nécessité de donner forme à chaque fragment qui prime, de le faire apparaître avec son relief, son mouvement de dérive, dans un ensemble en archipel."


L'ensemble de la cnversation avec Xavier Boissel sur D-Fiction:
 

 

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